mardi 16 août 2011

Docteur Maison


Ames sensibles : revenez en semaine 2. C’est un poil digoulasse, ce post. Bon ben très bien, z’êtes prévenus.

Ce matin, Bribri a vomi tout son quatre heures. 

Après vérification, le thermomètre indiquait un p’tit 38.

Immédiatement, Lilychocolat s’est mise en mode panique (heureusement qu’il n’y a pas encore d’enfants dans le foyer des Chocolat, parce que s’il fallait se mettre la rate au court-bouillon à chaque vomito…). 

Bribri a diagnostiqué son happening du matin en des termes médicaux que je qualifierais de vagues. Tout cela aurait été soi-disant causé par un « stress excessif » dû à la vie avec son adorée.

Il est vrai qu’il se pourrait qu’il y ait eu une discussion argumentée en trois paragraphes la veille au soir concernant une x-box qui allait ou n’allait pas passer incessamment sous peu par la fenêtre. Mais tout ça, c’est du détail.

Pendant que Bribri faisait une sieste réparatrice l’après-midi après deux cuillérées de bouillon et un quignon de pain, Lilychocolat s’est mise à tricoter furieusement la couverture pour Baby B., le petit de ses amis d’Allemagne, d’autant plus qu’il restait deux p’lotes et que le cher ange était arrivé vendredi dernier, flûte, mûche, pouf. Et entre deux rangs, elle fonçait immanquablement sur internet faire des tas de recherches sur gougueule.

Le hic avec internet, c’est qu’on y trouve de tout y compris des blougs de foldingos qui racontent leur vie pleine de trous. Des forums où les hypocondriaques tentent de se rassurer (mais entre eux, donc ça ne marche pas du tonnerre) ; Des descriptions TRES détaillées de symptômes (bon appétit bien sûr) ; Des listes de maladies qu’on savait même pas qu’elles existaient avant.

Deux heures plus tard, quand Bribri s’est réveillé frais comme un gardon et prêt à dévorer une choucroute garnie et des profiteroles, il a poussé un grand HA ! effrayé car sa tendre épouse, qui l’observait depuis le pied du lit, avait entrepris de lui enfoncer les doigts (éloignez les enfants siouplé) dans la fosse iliaque droite pour voir s’il y avait une douleur au rebond tout en lui coinçant un thermomètre sous l’aisselle (demandez donc à un américain de se le coller ailleurs… Vous verrez la réaction dudit susconcerné).

-          « Bribri. »

Le ton était solennel. La valise pour l’hôpital quasi-prête.

« Je crois que tu as une gastro, un empoisonnement au granité de citron d'hier, un début d’appendicite, et le botulisme. Peut-être même, sois fort, l’ébola ».

Le diagnostique est tombé. Bribri reste cependant serein. Il demande:

-          « On a du valium, par hasard, dans la pharmacie ? »

-          « Non, mais je peux peut-être… »

-          « Oui. Et pis t’en prends deux. »

Pfff. Nan mais j’vous jure !

2 commentaires:

la Zette a dit…

ouais... je le comprend, Bribri, la vulgarisation de la médecine, ça craint !
:-))

Lilychocolat a dit…

@la Zette: ;-)

 

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