vendredi 22 avril 2011

Lost in translation


Non contente de s’être foutue la méga honte il y a un mois en rendant gaiement à son éditeur une traduction de recette de cuisine chinoise, Lilychocolat a encore gagné l’award de la nouille de service ce matin-même.

*Flashback* Lilychocolat, le cerveau peut-être noyé dans les litres d’huile d’arachide qui défilent dans les 353 pages du livre de cuisine sur lequel elle travaille, s’attaque à la recette du Mongolian Hot Pot. Super fastoche, pense-t-elle (la naïveté en action sous vos applaudissements) pour le titre, c'est tout vu: Hot Pot, c’est la fondue (mmmh, la fondue ! Bourguignonne, au fromage, ou même au chocolat ! Ca y est. Blondie est partie loin, elle a lâché la rampe). Du coup, Mongolian, pouf : Mongolie, mongolienne. Tadaaaaaaaaaaaa : voici donc la recette de la Fondue Mongolienne. 

Hum.

Fondue, certes. Mais mongolienne? 

Fondue Mongole, pitêtre ? me suggère l’éditeur dans un mail. 

C’est sûr. Vu comme ça, ça change tout. N’empêche, le « Hé ! Elle est mongolienne, ta fondue, ou bien? » pourrait faire une nouvelle insulte de djeuns’ à table. Non ? Bon. Oké. Je sors.

Ensuite, l’éditeur a dit, tiens, tu vas me faire les parfums. Lilychocolat a applaudi des deux mains en pensant s’attaquer à un monde enchanteur de glamour, de paillettes et de pshiiittts grande classe. Seulement quand elle a dû traduire l’introduction du chapitre consacré aux flacons  « Et bien posons-nous la question : Roméo serait-il tombé amoureux de Juliette si elle avait eu un physique ordinaire, voire ingrat ? Le contenu est donc aussi important que le contenant, dans la vie comme en parfumerie », elle a bien déchanté. Rhaaa pinaise.

Juliette, ô Juliette, pourquoi as-tu autant de poux dans la tête ? Tu as l’esprit bien fait mais mon dieu devant ta mocheté je suis en arrêt. Fais un régime, un relooking, passe par la chirurgie, que sais-je, sinon, je me barre… euh… en Mongolie.  

AREUMPHHH ! Tiens ? Qu’est-ce que c’était ? Oh, Shakespeare qui se retourne dans sa tombe, dis donc.

Aujourd’hui, Lilychocolat  a décidé d’aller encore plus loin. Si. Elle concourt pour la Taule de Bronze 2011. Carrément. Elle a passé aller, quoi, 10 bonnes minutes le nez dans les encyclopédies sur les parfums et les plantes, à chercher frénétiquement ce que c’était que le plumare. Ben oui. Le plumare. Connaissez pas ? Bandes d’ignares, va. « Coriander, cardamom,and plumare present in the top note », qu’y dit, le livre, texto. Je n'invente rien. Sans blague. Non mais alors. Donc moi je dis « Coriandre, cardamome et plumare sont présents en notes de tête ». Ouais. Sauf que vraiment, l'essence de plumare, c’est comme une fourmi de 18 mètres avec un chapeau sur la tête : ça n’existe pas.  Il a fallu un petit temps pour imprimer qu'on devait lire «machin truc mule chouette, et plum espace are ».  On imagine bien la souris pédaler comme une malade dans sa roue, là-haut... Aller, Nougatine, cours! Cours!  

Plum, la prune, quoi. Are, le verbe être. Ouin. Je vais peut-être aller me coucher, moi. Aller hop ! Au plumard.

Qu’est-ce qu’il y a ? Je viens d’être upgradée à Taule d’argent ? Ah. Quand même.

Aïe. Bon week-end de Pâques, les gens !

1 commentaires:

a l'ouest a dit…

La fondue mongole... j'en ris encore. Si.

 

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